Archive for the 'Bon réfléchissons un peu !' Category

Joyeuses Pâques !


Même si personne n’a besoin de prétexte pour s’offrir et déguster du chocolat…

Même les articles sur cette denrée controversée fleurissent inlassablement tout au long de l’année…

Même si la gourmandise est à présent un défaut qu’il devient tendance d’afficher…

Pâques reste la période la plus appropriée pour se lâcher sans vergogne après avoir repéré puis léché les vitrines de quelques bons chocolatiers. Aujourd’hui, plus que tous les autres jours de l’année, les journaux dédient des pages entières à ce plaisir, solitaire ou non. Aimer et savourer le chocolat devient un art de vivre. On apprécie le chocolat comme on est amateur de grands crus ou de bons café.



Antidépresseur et stimulant naturel

Certains attribue au chocolat d’incroyables vertus tandis que d’autres l’incriminent de tous les maux. Nourris de pages entières, la femme (dont je suis) choisit souvent de se focaliser sur ces vertus insoupçonnables comme si celles-ci pouvaient légitimer sa consommation, parfois abondante, mais souvent assumée. On y trouve alors une foule d’arguments qui, mis bout à bout, forment le plus solide des pretextes pour savourer, sans le moindre remord, tablettes et autres fondants dont nos palets raffolent…

Riche en polyphénols au pouvoir antioxidant permettant de capter et de stabiliser les radicaux libres, responsable de l’oxydation de nos cellules et donc du vieillissement de notre peau. Contenant des flavonoïdes ayant une action favorable sur la circulation sanguine. Bénéficiant de propriétés anti-dépressives liées à la présence de neurotransmetteurs tels que la sérotonine, l’endorphine et l’anandamide. Le chocolat pourrait également jouer un rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Il est aussi riche en magnésium. Et j’en passe !

Portrait de la chocolatomane

La chocolatomane (quel nom barbare !) intrigue… Elle a fait l’objet de nombreuses études et a aujourd’hui un profil parfaitement bien identifié et cerné par les spécialistes. Elle consomme quotidiennement entre 100 et 500 grammes, voire plus, de chocolat depuis plusieurs années. Son degré d’activité physique et psychique est élevé. Elle est sportive, manifeste un professionnalisme intense, veillant tard, lisant beaucoup, consommant du tabac et dépourvu d’anxiété. L’arrêt brutal de sa consommation de chocolat peut déclencher chez elle une réaction d’angoisse. Oups !

Alors, simple plaisir, drogue ou dépendance, le chocolat se déguste avant tout comme on l’aime. En tablette, en bouchées ou cuisiné. Noir, au lait ou blanc. Avec ou sans noisettes et amandes. A l’orange, au riz soufflé. Croquant ou coeur fondant… Praliné parfois… Un plaisir à consommer avec modération si possible, mais toujours à composer sur-mesure…

Pour stimuler imagination et palets, Le Figaro avait d’ailleurs recensé le top 20 des meilleurs chocolatiers parisiens… Quelques bonnes adresses à visiter tout au long de l’année…



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Coming-back

De longs mois ont passé sans que je n’écrive une ligne sur ce blog. Aujourd’hui, je m’en surprends moi-même…

La vie est étrange parfois. En nous imposant ses priorités, elle nous incite à renoncer à certains plaisirs au point de nous en faire presqu’oublier les vertus et le charme. En nous centrant sur l’urgent et le quotidien, elle laisse s’évaporer, un jour après l’autre, le léger et le superflu qui forment pourtant de si jolies diversions.

Alors, après ce long silence sans aucun sens ni la moindre légitimité, je me dis, avec légèreté et sans précipitation, qu’il y a un temps et du temps pour tout, et que celui de revenir sur ces pages est peut-être revenu…

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Vacances expérimentales

Cet après-midi, lors d’une pause langoureusement paresseuse au bord de la piscine, je me suis penchée sur la dernière édition du Madame Figaro. Comme toujours (tout est décidément une question d’habitude…), j’ai débuté ma lecture par la dernière page. La rubrique “En Privé” offre quelques confidences de gens (parfois célèbres, parfois mois) et se picore autant qu’elle se dévore, avec envie et légèreté. Dédiée aux vacances de l’interviewé, elle relate les préférences et les habitudes d’un homme ou d’une femme qui n’a alors soudainement (et c’est là que se joue toute l’illusion) plus vraiment de secret pour nous. Votre hôtel préféré ? La boisson à laquelle vous ne résistez pas ? Que trouve-t-on dans votre valise ? Votre truc pour déconnecter ?… Soudain, sa vie et ses souvenirs de vacances se mêlent aux nôtres. Un peu comme si nous nous connaissions depuis des lustres…

Abreuvée de détails dont je n’ai finalement que faire, j’ai ensuite fait un bond d’un bout à l’autre du magazine et zappé (comme d’habitude aussi) sur l’Edito.


J’ai adoré ce long préambule de l’auteur Laurent Seksik. Une introduction bavarde – qui parlait de nos vacances à tous avec un incroyable effet miroir – dont voici un extrait :

« Nous partons. L’instant est d’importance et les enjeux, sans être vitaux, sont de taille. Il s’agira en 3 semaines d’oublier l’année passée, de couper avec le quotidien , de resserrer le tissu familial, de ressouder les liens du couple, de reformer une vraie famille délitée par une année de vie parisienne. Changer d’air. (…) Goûter les saveurs oubliées. Sentir la douce somnolence du soleil de midi. Contempler les étoiles dans le ciel silencieux. (…)

Calme plat, douce somnolence et bonheurs minuscules

Nous avons besoin de quiétude. Nous rêvons de nous immerger dans une eau cristalline. Nous laver le cerveau. L’année fut rude. Nos yeux en ont trop vu. (…) Nous rêvons de bonheurs minuscules. Un rien nous comblerait. Nous désirons le calme plat. (…) Le doute nous assaille. Et si nous avions investi trop d’affect dans les 3 semaines à venir ? Sommes-nous trop ambitieux, déraisonnables ? Nous observons ceux partis avant nous qui reviennent déjà. Le hâle sur leur visage leur donne un air de sérénité. Ont-ils trouvé ce que nous cherchons ? Nous n’osons leur demander si l’on voit le monde différemment les yeux surexposés à la lumière du jour. Nous préférons conduire notre propre expérience. Nous partons. »


Je me reconnais dans ce portait de vacancière sur-ambitieuse, gourmande de tout, désireuse d’en faire le moins possible tout en n’en loupant pas une miette, impatience de couper avec la vraie vie et de plonger dans un sas de décompression, une parenthèse où bien-être, détente et relaxation ne font qu’un, un monde merveilleux où l’on redort enfin du sommeil du juste… Je me vois ouvrir les yeux chaque matin, en me disant que les journées passent vite, qu’il faut en profiter, se fabriquer des souvenirs à feuilleter tout l’hiver, des photos à coller dans un grand album… Je m’observe aller vite, vouloir tout faire et ne rien manquer, surveiller  le calendrier tout en regardant, parfois, le temps s’écouler lentement. Je me surprends alors à prendre le temps des choses : celui de sourire et de rire, de manger calmement, de cuisiner, de lire, de prendre soin de moi, d’observer le paysage immobile ou le ciel qui file, de discuter longtemps et de regarder mes enfants grandir. Eux aussi mettent la barre haut. Ils arrivent, l’air de rien et le nez au vent, avec des millions d’envies et d’idées de jeu, avec des devoirs de vacances, des ballons à gonfler et des poupées à cajoler. Les soirées s’éternisent et s’empilent sur des journées déjà remplies à ras bord. On rit comme des fous.

C’est ça les vacances. Un peu de tout et de rien qui, mis bout à bout, forme une inoubliable expérience avec soi-même et avec ceux qu’on aime…

Une expérience qui n’est jamais tout à fait la même mais à laquelle on se reprend secrètement à rêver dès le retour à la terre ferme, la dernière page à peine refermée…

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Des pop-corn à l’entracte !

Le jour de mon anniversaire, un ami très cher m’a emmenée au théâtre. Il m’a sortie, m’a surprise et dépaysée avec une pièce inattendue et exotique Hors piste aux Maldives, au théâtre Fontaine. Le genre de spectacle léger qui laisse un souvenir pétillant et dont on sort avec le sourire aux lèvres et quelques bonnes répliques en tête.

J’adore le théâtre même si je n’ai finalement pas réellement ce qu’un initié pourrait qualifier de « culture théâtrale ». Depuis très jeune, je suis sensible à certaines oeuvres, à certains acteurs, à certaines adaptations ou à certains théâtres… J’aime me rendre au théâtre à Paris, à Londres ou à Garches, (où je vis) parce que cet art me plaît autant qu’il m’émeut et que j’aime me laisser emporter, sans résistance aucune, le temps d’une pièce.

Mais, comme pour le cinéma, je vais là où mon envie et ma sensibilité me portent, après avoir lu une critique, vu un extrait ou été touchée par l’interview d’un acteur. Je fais des choix qui s’apparentent d’avantage à des coups de coeur qu’à de bonnes raisons.

Aujourd’hui par exemple, j’ai vu L’Agence, avec Matt Damon et Emily Blunt. Je suis allée voir ce film probablement pour les mêmes raisons que le reste de la salle : parce j’ai aimé l’extrait sur Allociné, la baseline (somme toute très basique mais très parlante aussi, « On n’échappe pas à son destin ») et probablement parce qu’en ce dimanche après-midi parisien pluvieux, j’avais envie d’un film en VO à savourer avec quelques pop-corn.

Ah ! Les pop-corn…

Pour répondre à une amie qui semblait nourrir une certaine perplexité quant au niveau de ma culture cinématographique (non, j’avoue, je ne suis pas championne du monde en classement de réalisateurs et ai parfois quelques films de retard, mais je l’assume plutôt bien) : pour moi les pop-corn et la pub font partie du charme d’une bonne séance de cinéma… Confortablement installée dans mon grand fauteuil, j’avoue aussi (sans l’ombre d’un début de remords), savourer le spectacle d’un bout à l’autre et ce, depuis toute petite… La mine réjouie, je n’en perds pas une miette.

Alors, que chacun se rassure car l’essentiel n’est-il pas de prendre le plaisir là où il est et là où on le place ? Un plaisir infini qui débute dès l’entrée dans la salle, tant au théâtre qu’au cinéma. En ce qui me concerne, je pense qu’il en sera encore ainsi des années durant. Les yeux écarquillés, je savoure… Simplement.

Oups, je vous laisse, c’est l’heure de l’entracte… Alors, plutôt sucrés ou salés les pop-corn ??

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Le 150è

Me voici parvenue à mon 150è post sur ce blog imaginé un beau jour du mois de mail, tel l’un de ces innombrables carnets sur lesquels je prends des notes, je griffonne des idées ou je colle des bouts de pages arrachées des magazines. 150 me semble être un nombre conséquent pour une pipelette comme moi qui n’écrit finalement que peu sur sur ces pages.

Cette jolie phrase extraite du Portrait de Dorian Gray me semblait donc la plus appropriée pour marquer, avec des mots empruntés pour l’occasion, ce petit bout de chemin parcouru :

« Une chose dont on ne parle pas n’a jamais existé.

C’est l’expression seule qui donne la réalité aux choses. »

Oscar Wilde – Le Portrait de Dorian Gray

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Alors…

Merci à tous pour vos visites – longues ou brèves, parfois silencieuses ou au contraire, très bavardes…

Merci pour vos petits mots, vos suggestions de lectures, vos astuces et vos commentaires, ponctuels ou assidus…

Merci pour l’émotion partagée. Merci d’être venu ou juste passé.

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Foot, télé-réalité et Zahia. Qui dit mieux ?

Yahoo! Top Search 2010 : classement général

Chaque jour, les Français se ruent sans modération sur la toile pour assouvir leur curiosité, leur besoin d’info et pour s’enrichir à travers cette infinie banque de contenus que représente le Web.

Mais qu’y cherchent-ils ?

Yahoo! vient de publier le classement des mots-clés les plus tapés sur son moteur en 2010. Avec 17,5 millions d’utilisateurs en France, ce classement prend véritablement des allures d’observatoire du Web et nous révèle les vraies passions des Français.

Et voici le résultat ! Dans ce surprenant top 10, on trouve… du foot en veux-tu, en voilà, de la télé-réalité à gogo, des séries qui font voir la vie en rose et Michael Jackson bien-sûr !

On remarque aussi l’entrée fracassante de Zahia (et là, j’hésite à la classer dans la rubrique Foot ou dans la rubrique… heeeeeuuuu… People ?)

And the winner is…

Surprise ? Pas si sûre. Pour la 3ème année consécutive, Secret Story arrive en tête de liste. Alors qui osera redire qu’il ne regarde pas cette émission décriée mais, semble-t-il, passionnément suivie ?

C’est un peu comme chez le coiffeur où finalement, personne ne lit vraiment Gala, Voici, Voilà et toute la clique ! Même en cachette !

Mon oeil tiens ! Allez, mieux vaut avouer. De toute façon, on vous a vus !

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Une mesure absente

« Le calme peut attirer le bruit ou provoquer le silence, à nous de choisir notre écoute. »

Jacques Salomé – Je croyais qu’il suffisait de t’aimer

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Mon blog, aussi bavard soit-il, est régulièrement ponctué de silence et de silences. Deux mois un peu plus loin du bruit, du temps passé à observer et à réfléchir. Un peu de calme et de recul, parce qu’il était moins, pour moi, le moment d’écrire. « Juste un peu de silence », comme dit la chanson de Calogero  :

Le temps de dire
Le temps de taire
Le temps de faire juste reconnaissance
Le temps d’entendre
Juste un peu de silence

Rien d’important
Que l’essentiel
Une mesure absente

Avant de reprendre le rythme…

Lentement sans doute. Mais qu’importe ! Une mesure après l’autre…

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Temps libre ou temps plein : entre les 2 mon coeur balance

désordre

« Ce qui caractérise notre époque,

c’est d’avoir en permanence la nostalgie de ce que l’on ne peut pas faire »

explique Jean Viard,  auteur du Sacre du temps libre. Ainsi, dans notre société de l’hyper-offre et de l’hyper-activité, il est souvent difficile ou simplement inconcevable de demeurer inactif. Problème de conscience, manque d’habitude et rythmes difficiles à rompre… Chacun s’accroche à sa bonne excuse. En vacances, il semblerait qu’on se console avec « ce qu’on aurait pu faire. On choisit donc une destination à proximité d’un monument historique, d’un golf… Et même si on n’y met pas les pieds, cela accentue le sentiment de liberté » ajoute le sociologue.

Vaste hésitation et nostalgie perpétuelle entre le droit à la paresse et l’envie de tout accomplir… Il nous faut, sans complexe et à tout prix, réapprendre à faire définitivement rimer vacances avec farniente. Et remettre un peu de désordre dans notre vie…

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Foot, quand tu nous colles aux basques !

football

Petite anecdote qui m’a fait sourire ce matin…

Après avoir passé des heures, ces derniers jours, à glousser en écoutant les commentaires des journalistes, ex-footeux, fans du ballon rond et autres personnalités pipelettes sur les déboires et l’enlisement de ce qu’il reste de l’équipe de France, quelqu’un m’a soudain rappelé que ce groupe d’imposteurs pleins aux as et à l’inébranlable walkman greffé à l’oreille était bien, hélas, les représentants de notre pays, autrefois champion pour de bonnes et louables raisons.

C’est ainsi qu’à la fin d’un échange très professionnel avec une interlocutrice basée au Portugal, j’ai entendu un « Bonne chance pour ce soir » qui a eu une drôle de résonance à mon oreille. Incrédule et pas certaine d’avoir bien saisi le sens de l’encouragement, je lui ai donc fait répété la phrase.

Aimable mais un rien moqueuse, l’aimable femme m’a répété :« Bah, bonne chance  pour votre match ce soir ! Vous jouez à 16h ! »

Et là, j’en senti mes joues s’empourprer et la honte d’être rattachée à cette bande de bons à rien m’envahir. Un éclat de rire m’a semblé la meilleure des réactions. Et ensemble, nous avons ri quelques instants de cette situation grotesque et pathétique qui a, hélas aussi, cessé d’amuser la galerie depuis quelques temps déjà…

« Equipe de traîtres« , « Asile de fous »… Tous les titres de la presse française et internationale ont alors retraversé mon esprit.

Une phrase de Guy Carlier, sur Europe 1 m’a fait sourire (jaune) ce matin: « S’attaquer aux Bleus, ce n’est pas tirer sur l’ambulance mais bel et bien sur un fourgon de la Brink’s »

Enfants pas sages, enfants punis !

Selon Yahoo! Actualités, un Boeing 747 affrété par la Fédération française de football serait prêt à décoller dès l’officialisation de l’élimination de l’équipe de France. Les Bleus pourront donc regagner Paris sans passer par leur camp de base de Knysna, en subissant une petite punition: un voyage en classe éco avec une escale sur le sol africain.

Je pensais qu’il n’y avait que les enfants qu’on punissait… Apparemment pas !

Après réflexion (commune me semble-t-il), l’atteinte au porte-monnaie, il n’y a donc que ça de vrai !

Un bien piètre lot de consolation…

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M comme Maman, P comme Plaisir

TheiereEt non, la Fête des Mères n’est plus tout à fait ce qu’elle était…

Exit les mixeurs, hachoirs et autres robots ménagers qu’il serait désormais mal venu d’offrir, y compris (et surtout) avec la complicité du papa à qui on fera (à notre tour) sa fête très bientôt.

Aujourd’hui, on veut que notre maman soit BELLE, JEUNE et BIEN DANS SES BASKETS ! En un mot, on veut la voir EPANOUIE et HEUREUSE. Soit ! Les marques se sont donc creusé la tête pour qu’elle se fasse vraiment plaisir et elles s’approprient sans limites cette fête à toutes les sauces…

Pâtisseries

En vrac, les mamans bienheureuses peuvent ainsi, sans le moindre remord et avec la bénédiction de leurs chérubins :

- siroter du Champagne rosé à leur guise : les bouteilles se féminisent et se drapent de pochons roses et autres étiquettes mignonnettes. Pourquoi pas…

- s’empiffrer de fraises sans scrupules : certains fleuristes vont même jusqu’à livrer ces fruits rouges dont elles raffolent avec leurs bouquets…

- se goinfrer de pâtisseries si le coeur leur en dit : les grandes maisons ré-interprétent leurs classiques pour l’occasion.

Macaron

- se détoxifier si nécessaire grâce à ces soins Detox que tout institut tendance propose désormais et surtout en mai !

- bouger leurs fesses en profitant des abonnements sportifs bradés pour cette immanquable occasion.

- rajeunir en un clin d’oeil en testant l’un de ces soins que les spas malins suggèrent sans détour.

- se chouchouter entre filles : l’occasion est trop belle. Quel institut n’a pas de soin mère-fille sur sa carte ?

Mais la palme revient sans doute à Philips qui propose aux mamans de « ralentir la repousse de ses poils » grâce aux impulsions lumineuses de son dernier joujou en date. Il fallait le faire, la pub était placée en tête de l’édition Fête des Mères d’aufeminin.com.

Partout, il n’est question que de BEAUTE, de PLAISIR et de MOMENTS POUR SOI…

Canard mauve

Ce qu’il faut retenir de ce vaste méli-mélo de cadeaux ? Qu’importe ! Personne n’est dupe ! Les marques s’approprient la Fête des Mères, et alors ? Elles s’approprient déjà tous les autres jours de notre vie. Là, elles jouent à fond la carte du PLAISIR et du BIEN-ETRE en nous associant directement à ces moments de BONHEUR.

Chaque année, les limites sont repoussées. Plus que jamais, on redécouvre que nos mamans sont avant tout des FEMMES. Comme nous ! Alors nous on plonge car on aimerait vraiment les rendre heureuses ces mamans dont je suis aujourd’hui. Allez, profitez mesdames, vos enfants vous accordent ce répit, un juste renvoi d’ascenseur…



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Le nez dans le guidon, tous dans le même bain !

« Quand l’immédiat dévore, l’esprit dérive »

Edgar Morin

Trop vite

Paru le 5 mai dernier, « Trop Vite », le dernier opus de Jean-Louis Servan-Schreiber est pris dans un tourbillon médiatique parfaitement orchestré qu’il est impossible d’éviter et qui nous confronte, habilement et bien malgré nous, à notre réalité à tous. Aujourd’hui, le présent nous absorbe tellement que nous perdrions, selon l’auteur à succès, « la capacité de réfléchir au-delà de la journée ou de la semaine« .

Le nez dans le guidon

« Le nez dans le guidon » me semble de loin l’expression la plus appropriée pour définir les hommes que nous sommes devenus : des victimes d’une puissante spirale tant génératrice de confort que de frustration, et à la vie manifestement rythmée par une pendule, faussée et de plus en plus rapide, qui nous déroberait chaque jour un temps précieux à notre insue.

Pire, « notre passé semble avoir rétréci, en même temps que notre futur se raccourcit » explique JLSS… Web, mail, smartphones et autres SMS ne seraient que des outils qui, devenus, hélas, de première nécessité, nous permettrait de brûler des étapes en toute facilité mais à quel prix !

Insoluble casse-tête

Vie quotidienne, économique ou politique, nous sommes apparemment tous dans le même bain – ou le même marasme – privés de la conscience du temps, égarés dans la dualité d’aller toujours plus vite tout en prenant tout notre temps. Insoluble casse-tête…

Parce que nous le valons bien

Mais à la question « Peut-on encore ralentir ? », posée ouvertement par le JDD, JLSS n’oppose qu’un « Je ne suis qu’un simple journaliste » sans suggérer la moindre piste de solution…

Fichtre ! Nous voici donc livrés à notre triste sort sans la moindre issue à l’horizon… Peut-être l’objet d’un tome 2. Il y a en effet fort à parier que le premier fanfaronnera en tête des classements d’essais littéraires sur la même étagère que ses cousins « Alimentation anti-cancer » et « Maigrir dans effort ». Simplement parce que nous le valons bien…

Je n’ai pas encore acheté ce livre. A bien y réfléchir, je ne suis pas certaine de vouloir me le procurer. Trop de battage médiatique et de débats desservent parfois un ouvrage.

A une époque où l’on manque de temps libre, on a tendance à réfléchir plutôt deux fois qu’une à la façon dont on veut employer celui-ci. A quoi bon relire ce qu’on a déjà lu ou entendu des dizaines de fois ? L’info nous est hachée menu ; la leçon est claire et les perspectives qu’elle nous ouvre bien minces apparemment. Commençons par prendre tout cela à contre-pied en prenant simplement le temps d’y réfléchir…

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Sans mot dire…

Effet de saison

Je suis restée un long moment sans écrire sur ces pages.
Deux mois se sont écoulés depuis l’épisode du Buzzomètre d’Emery.
Les hasards de la vie nous conduisent parfois sur des routes différentes des chemins qu’on avait prévu d’emprunter, aussi bien tracés soient-ils.
Alors, ces dernières semaines, par le plus grand des hasards, un peu par manque d’envie et surtout, la tête ailleurs, j’ai laissé les jours filer et les pages blanches s’accumuler. Sans mot dire.
Rien de grave somme toute. Le silence peut aussi avoir ses vertus. Il n’empêche pas l’esprit de faire son chemin, les idées de fleurir ni l’envie de revenir, un jour ou l’autre, un jour comme aujourd’hui par exemple…
Alors me voilà revenue, après un « léger passage à vide », titre déjà emprunté par Nicolas Rey, après avoir été à l’une des plus « importantes croisées des chemins de ma vie », auxquelles fait référence Hemingway, après avoir pris un peu de hauteur sur tout ça et sur le reste…
Le temps m’a manqué, je dois l’avouer, tout est allé beaucoup trop vite, un mal dont nous serions nombreux à souffrir comme nous le martelle Jean-Louis Servan-Schreiber dans son dernier essai « Trop vite ».
Oui, le temps a passé vite ces dernières semaines. Fugace, il s’est enfui en me laissant à la traîne…

« Certains sujets peuvent se traiter vite, d’autres non, il faut varier les temps »

explique, d’un ton rassurant, le fondateur de Psychologies Magazine. Alors, sans opposer aucune résistance, j’ai quand même pris le temps de prendre un peu de recul sur les choses et j’ai laissé du temps au temps, au risque de le laisser filer sans un mot…

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