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Leçon de néo-sensualité

ELLE nous conseille, en toute simplicité, dans son édition à paraître ce samedi, d’adopter une attitude néo-sensuelle

En résumé, d’être je cite : « ultra-féminine au naturel » : regard félin, boucles soyeuses, bouche charnelle, lèvres gourmandes, courbes affolantes, bijou discret, lingerie délicate, intelligence subtile…

14 bons conseils nous sont donc dévoilés pour devenir, à notre tour, une « bella ragazza » dotée, en plus, d’une conversation spirituelle.

Brune sexy Elle

Avant même d’ouvrir la bouche et de nous laisser évaluer la spiritualité de son verbe, je reconnais volontiers (bonne joueuse !) que la très néo-sensuelle Kasia Smuniak qui illustre l’article a en effet de quoi affoler…

« Etre sexy, c’est un jeu très amusant. Il suffit de trouver ce qui nous met en valeur »

nous murmure, comme si de rien n’était, cette affriolante brune dont la sensualité à fleur de peau a séduit, entre autres, Giorgio Armani qui en a fait son égérie…

Thérapies érico-estivales pour lecteurs allangis

Avez-vous remarqué combien ETE rime avec LEGERETE ?

majorité de…

Nos journaux préférés ne manquent pas une occasion pour éveiller nos envies et stimuler un peu notre libido qu’ils doivent imaginer bien endormies…

« On voyait Babeth descendre vers la plage,
un brin aguicheuse dans sa courte robe de popeline transparente »

.

Quelques exemples pris au hasard puisqu’ils sont nombreux !

ELLE nous propose au choix : « J’ai couché avec mon idole », « Je me suis tapé ma chef » ou le sans-équivoque : « Il venait d’avoir 18 ans »

« Je sentais ce corps si dur,
la courbure de muscles dont j’avais oublié jusqu’à l’existence »
.

MARIE-CLAIRE nous glisse un supplément dans son numéro d’aôut  avec  :

- Love Games
- Dictées érotiques
- Enigmes coquines
- Mots croisés sadomasos, rien que ça !
- Tests nunuches du style « Votre amour d’été passera-t-il l’hiver ? »

PlaisirMême le très sage JDD nous abreuve de témoignages de lecteurs soudainement bavards qui n’hésitent pas à confier leurs aventures sexuelles d’un jour, véritable thérapie érotico-estivales dont les lecteurs se délectent, semaine après semaine, fantasmant en silence et en cachette, allanguis sur le sable chaud…


« La sensualité de la musique et la chaleur ne faisaient que décupler mon excitation.
Mon corps était dans un état de désir violent »
.

Ca fait un peu beaucoup tout ça, surtout en concentré ! Mais qui oserait dire qu’il ne se jette pas un oeil à ses pages, seul ou bien accompagné ?

Pas moi puisque je disserte sur elles aujourd’hui. Après tout, c’est l’été, non ?

Brutes très attendrissantes

Le rugby déchaîne les passions chez les femmes qui envahissent les stades et connaissent désormais les joueurs sous toutes les coutures.

Le rugby est devenu un sport diablement sexy  !

L’interview de Sébastien Chabal dans Madame Figaro m’a fait sourire ce matin. Monsieur a beau être costaud (limite brute !), archi-barbu et jouer les terreurs sur les terrains, il avoue pourtant ne pas en mener large devant les fantômes :

« Je ne sais pas pourquoi mais ça me fiche la trouille depuis que je suis tout petit. Je déteste aussi les araignées ».

Attendrissant, non ?

Beauty Revelation

Histoire de saison ou véritable phénomène de société, la beauté féminine fait couler beaucoup d’encre. Elle occupe la Une de tous les magazines à partir d’un constat simple, résumé en deux phrases par le psychiatre Willy Pasini :

« Dans notre société de l’urgence, la première impression est très importante, et celle-ci est physique. Aujourd’hui, il faut tout montrer, tout mettre sur la table tout de suite, et c’est notre apparence qui doit d’emblée dire notre identité. »

Sophie Janvier qualifie quant à elle la beauté de « bénédiction et de tyrannie précieuse et si injustement partagée, si reconnaissable et insaisissable, véritable valeur absolue de notre société » dans un dossier qu’Atmosphères consacre au sujet.

Mais alors que ces mêmes magazines nous imposent d’être jeune, mince, bronzée, musclée, sexy, accessoirisées et habillée par les derniers créateurs, comment nous en sortons-nous, nous les femmes lambdas qui ne sommes ni des tops models, ni des canons ni de super-women, mais simplement des femmes aspirant à se sentir jolies, bien dans leur peau, agréables à regarder et heureuses avant tout ?

C’est quoi finalement une belle femme ?

Marie-Claire a posé la question à 6 hommes (lambdas eux aussi). J’ai sélectionné quelques phrases qui ont de quoi nous remettre un peu de baume au cœur et nous faire sentir plus jolies en un clin d’œil.

Quelques bonnes nouvelles, nos hommes ne fantasmeraient pas que sur de petites minettes. A 35 ans et plus, en pleine maturité, nous avons encore toutes nos chances et peut-être même davantage… Non, ils n’aiment pas que les blondes, les gros seins et les filles filiformes… Ils aiment les femmes, les vraies !

Les mots clés : féminité, simplicité, gaieté, douceur, sensualité. Peu de maquillage, quelques vêtements et bijoux de bonne facture, des dessous simple, un style chic et sobre.

Ainsi, dans leurs rêves, on est comme ça…

« Entre 1,65m et 1,70m, la petite quarantaine, les cheveux longs, châtains clair, des yeux verts en amande. C’est une femme qui s’entretient : elle peut passer du temps chez le coiffeur . Quand elle en sortira, elle sera parfaitement naturelle. Elle a des seins moyens, de petites fesses et des jambes normales. Son corps dégage de la vitalité : elle n’est ni molle, ni trop musclée. Elle est saine. Elle se maquille peu et bien, cela ne se voit pas. Elle joue la discrétion. C’est le genre de femme chic cool, très belle naturellement.« 

« Elle a 33 ans et c’est une belle plante, saine, sportive et très rigolote. Bien qu’elle soit grande, elle fine, attention, pas maigre. Elle a de beaux seins, pas trop gros, pas trop petits et pas de gras sur les hanches. Elle est musclée là où il faut. Elle porte un débardeur beige ajusté et quand elle se penche, on voit le bas de son dos. Les bretelles de son soutien-gorge dépassent sur les épaules. Elle porte de très jolies sandales plates. Très peu maquillée, elle a mis un brillant à lèvres. »

« Elle sourit tout le temps. Alors que son corps est tout en rondeurs douces (de chair, pas de graisse), ses jambes, elles, sont fuselées. Elle a un cul rebondi, ni gros ni gras. Ses yeux sont légèrement maquillés. Sa chemise un peu ample est ouverte pour que l’on puisse surprendre un soutien-gorge de dentelle bordeaux. Elle a des ongles vernis nacrés blancs, pas de bagues mais trois ou quatre bracelets en argent qui font gling gling quand elle bouge. Sa beauté est incontestable pour tout le monde, mais douce, pas spectaculaire. Elle sait qu’elle est belle mais elle n’en joue pas. »

« Une grande femme qui a du chien et de la classe. Quand elle sourit, ses deux fossettes sur les joue sont irrésistibles (…) Elle est une incarnation de la féminité. Elle n’est pas maquillée, sauf peut-être une touche de mascara et du vernis transparent. Elle porte un chemisier blanc cintré en coton de qualité parfaite, sans soutien-gorge, un jean avec une paire de mocassins. Ses bijoux se résument au strict minimum : une montre d’homme avec une bague en argent. »

Le meilleur exemple en date reste l’engouement suscité par le Paris Match de la semaine dernière avec en couverture Monica Bellucci et Sophie Marceau, deux femmes à la quarantaine parfaitement assumée.

Le magazine a fait un carton. Mes amis hommes se sont tous rués sur ces Audacieuses :  « Voluptueuses, sexy, archi-féminines et bien dans leur peau ». Voilà ce que j’ai retenu de leurs commentaires… Sans nul doute les plus jolis compliments qu’on puisse faire à une femme.

Bloc-notes

Billet dominical.

Je me penche sur mes cahiers emplis de citations, de bouts de phrases, d’idées et d’images glanées ça et là, au fil de mes lectures. Je suis une championne du découpage et j’aime fouiller dans ces morceaux puis les recoller dans un ordre différent, au fil de mes humeurs sur ce blog ou sur mes cahiers d’écriture.

Parmi mes lectures, je cultive un goût particulier pour les chroniques et les éditos. J’aime ces exercices de style très calibrés qui regorgent généralement de jolies expressions et de pensées bien faîtes.

En feuilletant cet immense bloc-notes, j’ai retrouvé quelques lignes écrites par André Bercoff, journaliste et écrivain, récent auteur du « Précis de décomposition française« .

J’avais aimé sa façon de parler des femmes, de l’amour et de ses mots le 4 avril dernier dans un édito écrit pour La Parisienne :

Ce que j’ai compris des femmes

« (…) Mots annonés, mots déchiffrés, mots susurrées, alphabet de l’amour décliné sur tous les tons, sur tous les temps de l’électronique, du papier, du numérique, mais surtout de l’irremplaçable rencontre de deux épidermes et d’autant de vocabulaires.

Premiers malentendus, déceptions, ruptures, un seul être vous manque et tout est dépeuplé, un autre être arrive et tout recommence, à cœur et à corps perdus.

(…) Ce que j’ai compris des femmes ?

C’est qu’il y a beaucoup moins à comprendre qu’à aimer. »

C’est beau, c’est vert, c’est bio !

L’écologie est à la page et ça se voit !

Les magazines débordent d’articles et d’astuces vantant les mérites du bio et de l’écologiquement correct. Dernier en date à avoir mis la dose : L’Express style qui s’est d’ailleurs habillé de vert pour l’occasion.

Lorsque durable rime avec désirable…

A chaque page son ambiance herbe fraîchement coupée…

Petite revue de détails. Pour être « in » ou « hype » et montrer qu’on suit la tendance à la lettre, voici quelques expressions triées sur le volet à retenir car, comme l’explique Lydia Bacrie dans son édito : « Etre green n’est plus une mission, c’est une façon de vivre, légère, ludique et ultrachic ».

S’habiller bio c’est bien. Le montrer, c’est mieux !

- La mode passe en mode bio  et nous présente des filles très nature habillées de coton et de lin bio, de cuir naturel à tannage végétal ou de paille non traitée. Toutes les marques s’y mettent et les étiquettes s’affichent. Car s’habiller bio c’est bien. Le montrer, c’est mieux !

- Lacoste s’engage officiellement pour la sauvegarde des crocodiles qui deviennent une « espèce en voie de protection »

Glam au naturel

- Gommage à la pastèque, Démaquillant à l’orange, Tonique au concombre. Les cosmétiques poussent désormais au jardin. A vos paniers mesdames !

- Les designers « in » s’improvisent « docteurs en design ». Leurs « objets thérapeutiques » ne se contentent pas d’être beaux, ils purifient notre air et nous font du bien.

- Yves Rocher, l’inventeur de la cosmétique végétale, s’offre une page de pub pour présenter son hôtel-spa écolo, sa boutique économe en énergie et valoriser ses 5 millions d’arbres plantés à travers le monde.

Luxe éthique, écolo-food et bulles responsables

- Après le bleu et le rose bonbon, Pommery se met au vert et lance un Champagne Pop Earth,

- Tod’s lance un ravissant portefeuille (rose) avec chargeur solaire pour téléphone et iPod. Chouette !

Et puis… On nous parle de Luxe Ethique, de marques engagées, de bijoux de papier, d’activisme green, de bulles responsables…

On découvre que « manger écolo, c’est facile »

On nous fait rêver avec des « ecolodges de rêve », des « Ecogite » et on nous incite à  « l’écocontruction ».

Voir la vie en vert pour qu’elle soit plus rose…

Pour finir, on nous parle de livres qui font « voir la vie en vert » et de la « techno qui devient écolo ».

Bref, difficile aujourd’hui d’être écolo-plouc et de ne pas mettre un peu d’éthique et d’équitable dans notre cabas. Si en plus on maîtrise le vocabulaire, alors là, on devient carrément tendance !

Et de votre côté, tous les indicateurs sont-ils au vert ?

Illustration Aurore de la Morinerie

De l’art de savourer l’instant présent…

Comme souvent le week-end, je feuillette de vieux journaux dont j’ai souvent – défaut ou qualité ? – beaucoup de mal à me débarrasser.

Cet après-midi, c’est un Express du 19 février qui est tombé par hasard entre mes mains. J’ai pour manie de toujours débuter un magazine par la fin ; c’est donc la chronique de Jacques Attali, « Perspectives », en dernière page, qui a attiré mon attention.

L’économiste et écrivain nous invite à nous tourner vers la philosophie lorsqu’il nous est difficile d’avancer sereinement, lorsque la complexité du contexte dans lequel nous évoluons nous empêche parfois de donner un sens aux choses et aux événements qui nous entourent.

J’ai personnellement toujours été frappée par la « banalité » et « l’évidence » dégagées par les propos des philosophes. Au lycée déjà, je me nourrissais de leurs pages, dévorant leurs citations qui me semblaient être des « évidences bien trouvées » mais qui avaient le mérite de forger le pensée et de me faire réfléchir sur l’essentiel.

C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai dévoré cette chronique et les citations de Senèque choisies par Jacques Attali. J’en ai retenu deux :

- La première sur l’absurdité de l’usage que nous faisons de notre temps : « Une grande partie de la vie s’écoule à mal faire, la plus grande à ne rien faire, la vie tout entière à faire autre chose ».

- La seconde sur l’urgence de vivre pleinement chaque instant, sans artifice, sans leurre, sans virtualité : « Chaque jour, nous mourons ; chaque jour, en effet, nous est ôtée une part de la vie ; et, alors même que notre âge s’accroît, la vie décroît… »

Tellement simple mais tellement vrai… Ces citations d’un autre âge m’ont frappée par leur singulière modernité.

Comme le résume si bien la critique du livre d’Alexandra Alvaq : « On n’a jamais le temps, on a peur de ce temps qui passe si vite…

Et si finalement, le bonheur, la vie, c’était de prendre conscience de ce temps, de le savourer à l’instant présent, tout le temps, comme s’il pouvait disparaître là, dans une heure, demain..

C’est ça, vivre maintenant, savourer l’instant du moment. Prendre conscience que ce temps qui nous échappe c’est nous qui ne savons pas le retenir… »

Jeux de mots et coquetterie fine

« Oh, miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle !

Dis-moi aussi que la beauté ne fait pas le bonheur… mais qu’elle y contribue ! »

En avril, Glamour nous propose, comme chaque magazine féminin qui se respecte, d’être plus belle au printemps, saison durant laquelle on recommence à montrer ses gambettes, où la peau doit être lisse et veloutée, et le teint au moins aussi éclatant que le soleil qui se remet à briller…

Glamour n’y va pas par quatre chemin et nous propose des astuces pour devenir les expertes de notre propre beauté. Voici désormais ce qu’il est recommandé de dire et de faire :

Leçon n°1 – « On ne se coiffe plus : on maîtrise son styling ». On sculpte ses cheveux, on joue sur le volume et sur la matière, façon make-up. Apparemment facile mais je demande à voir !

Leçon n°2 – « On ne soigne plus sa peau : on la perfuse d’éclat » : 1 – On la purifie. 2 – On l’exfolie. 3 – On l’hydrate. 4 – On ruse avec des « enlumineurs minute » à poser sur nos zones d’ombre. Rien de bien nouveau et apparemment simple comme bonjour.

Leçon n°3 –  » On ne se parfume plus : on joue avec les senteurs. En d’autres termes, on nuance notre bonne vieille eau de toilette et on « flirte » avec des dérivés de nos parfums préférés : huile ou lait hydratants, savon, lingette rafraîchissante, eau de linge, parfum en crème ou mieux encore, parfum à boire, sous forme de thé rare (made in London).

Leçon n°4 –  » On ne se maquille plus, on fait du bien à sa peau ». Tous les maquilleurs ne jurent désormais que par le maquillage 100% minéral – sans conservateur ni talc, huile, cire ou parfum – qui protège la peau tout en la mettant en beauté. Dior et sa gamme « Diorskin Nude » jouent même avec les vertus de l’eau déminéralisée et nous suggèrent de gorger notre peau d’un cocktail de vitamines et antioxydants. La peau deviendrait plus belle, y compris démaquillée…

Coquetterie fine, textures précieuses et gestes experts. Tout est dans la subtilité, le choix des matières et la précision.

Fin de la leçon. Vous avez tout compris ? A vous maintenant..

Photo Flickr : °°k°°’s photostream

Parole d’homme…

Une fois par mois, le Parisien vient depuis peu accompagné de sa Parisienne

Ce samedi, le cahier supplément ultra féminin (tiré à 750 000 ex) nous parle beauté, s’intéresse à quelques femmes « so chic » (Marie Drucker, Vahina Giocante ou Mathilda May) et prend, comme chaque semaine, sous la plume d’Ariane Massenet, la défense d’une personnalité disons « malmenée par les médias ». Cette fois, c’est au tour de Rachida Dati. Le titre évocateur « J’adiore » annonce la couleur. Ariane Massenet, véritable « avocate du diable » (c’est d’ailleurs le titre de la rubrique) étale dans ses lignes des arguments qu’on appose habituellement à la ministre : « Elle est capable, à elle seule, de relancer la haute couture et la croissance du 7è arrondissement ». Il fallait y penser…

Mais ce que j’ai préféré ce samedi, c’est l’édito signé Philippe Vandel.

Il nous raconte une histoire qui pourrait sembler arrogante et vénéneuse si elle était sortie de la bouche d’une femme mais là, c’est bel et bien un homme qui la couche sur le papier !

En voici quelques extraits :

 » Je lis mon journal au café. Face à moi (…) une grande blonde dont les cheveux gras tombent sur les épaules comme des baguettes, le nez retroussé, la peau pas très nette. La maman sort de son sac un book de mannequin. La fille en photo est d’une beauté torride (…). C’est elle ! Le canon et la médiocre ne sont qu’une seule et même personne. La maman n’est pas sa maman mais son agent.

Mais pourquoi ne croise-t-on jamais dans la rue les filles des magazines ? Parce qu’elles n’existent pas. La bombe atomique dont vous enviez les courbes (…) est coiffée et maquillée. Comptez 3h de préparation. Rajoutez 1h d’éclairage du studio. Le shooting commence : au bas-mot, un demi-millier de prises de vue. Arrive la retouche numérique. Photoshop gomme les plis, estompe la moindre ridule, enjolive l’aisselle, remonte un sein, affine la cuisse (…). L’opération ne s’arrête pas là : la belle n’a jamais pris cette pause gracieuse et tellement sexy. La photo est une combinaison de plusieurs : le visage, c’est la 340, le buste la 221, le bras la 28… C’est pas une fille, c’est un puzzle. C’est ainsi que Laetitia Casta s’est un jour retrouvée en couverture avec 2 pieds droits !

Mesdemoiselles, mesdames, chères amies, apprenez qu’il n’y a qu’une partie du corps que Photoshop ne peut retoucher, et c’est la plus séduisante : le cerveau ».

C’est pas moi qui l’écrit c’est un homme… Tenons-nous le pour dit !

Le plaisir dominical qui joue les prolongations

S’il est un plaisir qui se prolonge et se renouvelle inlassablement semaine après semaine, c’est bien la lecture du JDD.

Je la débute en général le dimanche après-midi avec un petit café et quelques carrés de chocolat.

Je picore l’actualité toute fraîche, dévore les chroniques de Michèle Stouvenot et de Bernard Pivot, zappe le sport, lis assidûment les pages Paris et Economie et me réserve mes rubriques chouchoutes – Style de Vie, Culture & Lecture – pour après.

Après quand ? Tout le reste de la semaine. Mon quotidien dominical préféré prend alors des allures d’hebdomadaire et je m’y promène jusqu’au dimanche suivant.

L’édition de ce jour ne déroge pas à la règle.

Beaux, rassurants et tout en couleurs !

A part l’actualité, on nous présente : Les nouvelles tendances en matière de design. Les objets qualitatifs et de proximité répondent désormais à un nouvel état d’esprit « durable » : consommer moins mais mieux. Les organisateurs du Salon Maison & Objets envisagent alors la maison comme « antidode à la crise », à la fois « iconoclash », « refuge » et « color patch », pleine d’objets « beaux, rassurants et tout en couleurs ».

On nous explique aussi que :

  • Le Friday Wear, qui autorise la décontraction au bureau le vendredi, tombe en désuétude
  • Les bars à soupe sont archi-tendance et se multiplient dans la capitale.
  • LE BEAU DANIEL CRAIG « qui a terminé Quantum of Solace sur les rotules » est bien un HOMME NORMAL qui veut montrer à la terre entière « qu’il n’est pas que James Bond », sait dire « Bonjour » en Français et que son sport préféré n’est pas de « sauter d’un hélicoptère » mais de « boire des bières avec des copains au pub ». Ouf !

« En janvier, lisez ce qu’il vous plaît ! »

Les pages Lecture nous clament que tout est permis car la rentrée littéraire bat son plein. Paul Auster, Andreï Makine et Philippe Sollers sont à l’honneur.

Pour finir en beauté, Michèle Stouvenot nous narre quelques « Petites Vacheries entre amis ».

Le Fémina, le supplément très féminin, se lit à toute vitesse, mais complète plutôt bien le journal. Ce dimanche, même si la fille ne fait pas franchement envie sur la couverture, j’ai lu que :

  • Les hommes peuvent être des papas tendres et fiers de l’être.
  • Nos filles font, comme nous bien avant elles, des pyjamas parties…
  • Le maquillage SMOKY (qui « habille le regard de mystère et de sex-appeal ») est sans doute ravissant mais qu’il n’est pas franchement fait pour mes yeux.
  • Les RADINS sont à la mode ! Véritable phénomène de société, le terme ne serait plus péjoratif et les radins ne seraient que des « malins » ayant développé un « savoir d’achat » leur permettant d’acheter moins cher et mieux. En résumé, plus de plaisir pour la même somme d’argent…

Et enfin, le meilleur pour la fin… Cette semaine, Vénus me « caressera de son aile protectrice et placera de charmantes personnalités sur ma route »… (merci Christine Haas !)

Je n’accorde aucune espéce d’importance aux horoscopes mais là, j’ai carrément envie d’y croire et de prolonger ce « plaisir dominical » tout au long de la semaine…

Si j’étais une fille formidable…

Ca y est, nous y sommes !

Les douze coups de minuit ont inauguré 2009 et balayé 2008 aussi sec. Le temps des bonnes résolutions a sonné.

J’ai décidé de débuter l’année en beauté. Je sors mes belles listes de mon sac à main, bien décidée à devenir une fille sacrément formidable en 2009…

En attendant la mise en pratique, je me suis délectée d’un florilège de belles pensées glanées ça et là dans la presse ces derniers jours. De quoi enrichir ma liste déjà longue, remettre mes idées en place et prendre cette année toute neuve par le bon bout.

Le bonheur si je veux…

Cosmopolitain voit janvier sous son meilleur angle en nous rappelant que c’est le mois des soldes et le début des jours qui rallongent. En 31 idées, on nous explique hop, hop, hop, que « le bonheur, ça s’organise«  et qu’il existe « des millions de façons de passer une bonne année »

Résolutions très masculines

GQ, le magazine « qui parle aux hommes sur un autre ton » (et que je pique d’ailleurs régulièrement au mien) souhaite que 2009 soit « masculin, beau et intelligent ». Pourquoi pas. Aucune objection.

L’Optimum nous déculpabilise en 2 lignes et demie : « Pour ce qui est des bonnes résolutions, on en a tous et la liste serait si longue… alors que pour les mauvaises, les inavouables… les impensables… : vite, soyons fous et assumons !« 

Faîtes le bon choix !

Biba nous rappelle que la vie est faîte de choix. Et 2009 ne devrait pas déroger à la règle. Le magazine les classe en 3 catégories :

  • « les choix faciles à faire,
  • les choix qui n’en sont pas, des accidents de la vie en quelque sorte. Ca nous tombe dessus comme ça, on compose avec, et le bonheur, finalement, peut là-dessus se radiner,
  • le choix, le vrai, celui qui nous colle la trouillote parce qu’il engage l’avenir. »

Personnellement, je suis certaine d’une chose. Tous nous font avancer et c’est paradoxalement dans la difficulté, le doute et les (bons) questionnements qu’on progresse le plus vite et le mieux.

Parce que la première fois est rarement la bonne…

Glamour nous remet alors sur la bonne voie « Et si votre vie rêvée se trouvait là, à portée de main… Et s’il suffisait de presque rien pour qu’elle devienne réalité ? Une rencontre qui modifie à jamais la perception qu’on a des choses, une bonne fée grâce à laquelle tout se met en place (…) Avec un seul et même projet : devenir celle qu’au fond de soi, presque chuchotée, presque en transparence, on a toujours rêvé d’être. Il n’y a rien de plus glamour qu’une fille qui essaie, qui se trompe, et qui n’a pas peur de recommencer. Parce que la première fois est rarement la bonne (…). J’aimerais que ce jour soit pour bientôt« .

2009 ne s’annonce décidément pas si mal… Si j’étais une fille formidable et lucide, je me dirais que ce bonheur n’attend peut-être que moi…

Le poids de mes journaux

Il n’est pas rare de constater que la presse papier se fait très maigrichonne en période de vacances.

Ce constat est particulièrement vrai durant l’été. C’est précisément à ce moment-là, alors qu’on a enfin le temps de flâner à la terrasse des cafés ou de s’avachir sur un transat, que nos magazines et journaux favoris nous laissent sur notre faim.

Ils n’assouvissent ni notre envie de nous divertir et encore moins notre soif d’info. Service minimum. Les rédactions désertées se mettent alors en mode pause et l’épaisseur des journaux en témoigne !

Mais cette fois… alors que les vacances ont débuté, que les Fêtes monopolisent toutes les attentions et qu’un bon tiers de mes connaissances ont déserté la France gelée pour le bout du bout du monde, j’ai découvert avec plaisir que ma presse favorite, n’avait, cette fois-ci, nullement subi de cure d’amincissement forcée.

A titre d’exemple, hier, j’ai palpé et soupesé avec joie mon Journal du Dimanche. Pas de doute, l’épaisseur y était. 44 pages bien lourdes, bien denses et imagées.

Hélas, outre l’édito d’une page célébrant les 60 ans du JDD, j’ai compris bien vite ce qui venait alourdir mon journal dominical :

  • Les pleines pages de pub : la joaillerie Chanel, le look Hiver Indien d’Hermès, le parfum très mâle de Jean-Paul Gaultier, Charlize Theron, l’égérie que Dior adore, les bébés cachemire de Monoprix, l’Homme d’YSL version Olivier Martinez, l’incontournable iPhone 3G et puis, pour remédier aux pannes d’idées, la collection de cartes cadeaux des Galeries Lafayette. Sans oublier Kenzo qui nous rappelle inlassablement que « le monde est beau » sur une double page…
  • Les affiches de cinéma pour les grands et les petits car les vacances sont aussi faîtes pour se divertir au chaud avec, au choix, les Histoires Enchantées de Disney, Australia, la dernière comédie (qualifiée « d’irrésistible » et de « merveille hilarante« ) des Frères Coen…
  • Et puis une fois qu’on a bien dépensé et bien ri, on revient aux choses sérieuses et on nous rappelle surtout que la crise aura fait perdre aux Français quelques 550 milliards en 2008 et 2009 et qu’il existe des produits d’épargne pour « sécuriser ses économies » qu’on peut d’ailleurs offrir à Noël aux jeunes générations… On nous confirme aussi que le vin est une « valeur sûre«  et le viager « en pleine santé ». Le message est clair et solidement encadré par la Banque Postale ou le Crédit Mutuel qui n’hésitent pas à rivaliser à coups de pleine page avec les géants du luxe et de la beauté. On redevient alors sérieux et raisonnables le temps de quelques pages.

Pas de doute, me voilà rassasiée car tout cela pèse lourd

Pas d’arnaque ; j’en ai eu pour mon argent et on me présente sur un plateau de quoi en dépenser allègrement un peu plus avant de placer « très sûrement » ce qu’il reste… Au cas où…